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 Quelles sont les différentes formes de la dépression ?

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Roxane
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Messages : 27
Date d'inscription : 05/03/2009

MessageSujet: Quelles sont les différentes formes de la dépression ?   Lun 9 Mar - 13:07

Quelles sont les différentes formes de la dépression ?

La dépression se manifeste le plus souvent sous forme d’épisode(s) : on parle alors d’épisode dépressif caractérisé (ou épisode dépressif majeur).

Quand la dépression s’installe dans le temps, on parle de dysthymie ou (forme plus radicale) de dépression chronique.

Les troubles bipolaires constituent quant à eux un trouble spécifique qui alterne phases de dépression et phases de surexcitation.


L’épisode dépressif caractérisé


Le diagnostic d’épisode dépressif caractérisé est posé :

• quand l’épisode dépressif dure suffisamment longtemps (plus de quinze jours) ;

• quand, durant cette période, chaque jour ou presque, et pendant la plus grande partie de la journée, la personne dépressive se sent triste, sans espoir ou a perdu ses centres d’intérêt ;

• quand cet état de souffrance profonde est associé à de nombreux autres symptômes décrits plus haut (au moins 4), qui ont des répercussions au niveau affectif, social, professionnel ou dans d’autres domaines importants de la vie.
L’épisode dépressif peut être plus ou moins sévère,les symptômes plus ou moins nombreux et intenses, la gêne plus ou moins importante.

Lors des épisodes les plus graves, tous les types de symptômes sont présents et leurs effets dans la vie de tous les jours sont considérables. Les incapacités et les perturbations relationnelles, professionnelles et sociales sont nombreuses. Dans les cas extrêmes, la personne ne parvient plus à prendre soin d’elle-même (se nourrir, s’habiller seule, conserver un minimum d’hygiène personnelle…) ou peut tenter de mettre fin à ses jours.
L’épisode dépressif peut être associé à certaines périodes de la vie ou de l’année :

Saisons : l’épisode dépressif peut survenir régulièrement à des moments bien particuliers de l’année, apparaître par exemple chaque hiver pour disparaître au printemps. On parle alors d’épisodes de type saisonnier. Cette forme est cependant assez rare ;

Maternité : C’est une période à risque. L’épisode dépressif après l’accouchement (épisode dépressif du post-partum) ne doit pas être confondu avec le baby blues . Ce dernier est un moment de doute passager, facilement surmontable, qui se caractérise par le sentiment d’être débordée, de ne pas comprendre les demandes de son bébé. Il se manifeste chez de nombreuses femmes (près de 50 % des accouchées) quelques jours après l’accouchement. L’épisode dépressif du post-partum est, lui, une véritable dépression qui répond à tous les critères de la maladie (durée, symptômes, conséquences) et qui débute dans le mois qui suit l’accouchement ;

Deuil : au cours des semaines qui suivent la perte d’un être cher, il est courant de ressentir des symptômes dépressifs. Ceux-ci font partie du processus normal de deuil. On peut avoir recours à un professionnel de santé ou à toute autre personne pour en parler et « atténuer » la douleur du deuil. Mais le recours au professionnel de santé pour une prise en charge spécifique devient absolument nécessaire si les symptômes persistent sur une longue période (plus de deux mois) ou sont particulièrement « envahissants ».
Les caractéristiques de l’épisode dépressif peuvent varier en fonction de l’âge :

Enfants et adolescents : la plupart des caractéristiques de la dépression de l’adulte se retrouvent chez l’enfant et chez l’adolescent. Néanmoins, certains symptômes dépressifs peuvent être spécifiques à ces tranches d’âge.
Chez l’enfant, la dépression peut se manifester à travers des comportements de retrait, d’absence ou – au contraire – d’irritabilité, d’agitation. Seule une écoute attentive et avertie de l’enfant par un professionnel pourra la mettre en évidence. Chez l’adolescent, la dépression peut se manifester au travers de comportements nuisibles pour leur santé : abus d’alcool, de drogues, de médicaments (anxiolytiques, hypnotiques), états d’agitation, violence verbale ou indifférence apparente. Les traitements de la dépression de l’enfant et de l’adolescent sont spécifiques et ne sont pas abordés dans ce livret [1].

• Personnes âgées : la dépression (et le risque suicidaire) n’épargnent pas les personnes âgées, bien au contraire. Les symptômes de la maladie sont très semblables chez elles à ceux qu’on peut trouver chez les adultes plus jeunes mais la reconnaissance de la maladie peut être plus difficile à faire, en raison de la diminution de l’activité physique (et parfois intellectuelle), Pourtant, le fait d’être triste ou pessimiste ne doit pas être considéré comme normal lorsque l’on est âgé. Le traitement est aussi nécessaire et efficace à cette période de la vie que plus tôt. Il est donc nécessaire de se faire soigner.
La durée de l’épisode dépressif est variable.

Elle peut aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire plusieurs années. La plupart des épisodes dépressifs durent moins de six mois.
Une guérison totale (disparition de tous les symptômes) et durable est possible.

Mais le risque de réapparition de la maladie après guérison totale est important (dans plus de 50 % des cas). La réapparition des symptômes peut intervenir soit longtemps après le premier épisode, à l’issue d’une rémission (interruption) totale de plusieurs années, soit plus régulièrement, avec une rémission partielle entre les épisodes.

Dans certains cas, les périodes de rémission entre les épisodes peuvent devenir de plus en plus courtes. Cependant, lorsque la personne bénéficie de traitements et d’un suivi adéquats, le risque de réapparition des symptômes et la souffrance sont largement diminués. D’où l’intérêt d’une prise en charge précoce de la maladie.


Quand la dépression s’installe dans le temps


Dans certains cas, la période dépressive s’étend sur plusieurs années. On parle alors de dépression chronique ou, lorsque les symptômes sont un peu moins nombreux et un peu moins intenses, de dysthymie. Les personnes souffrant de troubles dysthymiques se décrivent comme tristes en permanence. Les symptômes les plus fréquents sont : une diminution d’intérêt et de plaisir qui provoquent une gêne ou un handicap dans la vie quotidienne ; des sentiments d’insuffisance, d’impuissance, de culpabilité ou des ruminations à propos du passé ; de l’irritation ou des colères excessives.

La personne souffrant de dysthymie peut avoir tendance à s’effacer, à se retirer des activités sociales ; au travail, elle peut présenter une diminution d’activité, d’efficacité et de productivité. Avec les années, ces troubles deviennent comme partie intégrante de sa vie ou de sa personnalité. Elle dit : « J’ai toujours été comme ça », « Je suis comme ça ». Les professionnels de santé et les proches de cette personne courent aussi le risque d’être victimes de cette confusion entre fonctionnement habituel et dysthymie.

Cette maladie commence souvent de façon discrète et précoce (enfance, adolescence ou début de la vie adulte). Sa sévérité risque de s’accroître avec les années si elle n’est pas traitée.

Les troubles bipolaires

Des épisodes dépressifs peuvent aussi survenir dans le cadre d’un « trouble de l’humeur » appelé trouble bipolaire ou maladie maniaco-dépressive. Dans ce cadre, l’épisode dépressif peut précéder ou suivre un « épisode maniaque », période de surexcitation et d’euphorie excessive qui est une forme « inversée » de la dépression.

Au cours d’un tel épisode, le ralentissement dépressif est remplacé par de l’excitation et de l’agitation, le pessimisme et la tristesse font place à un optimisme irréaliste et une familiarité déplacée. La personne est envahie par un besoin excessif de parler, de bouger. Elle ne ressent plus le besoin de dormir et peut dans certains cas avoir des idées délirantes (par exemple, qu’elle est invincible, qu’elle a des pouvoirs extraordinaires…). Cet état provoque des conduites insouciantes ou irresponsables (par exemple des dépenses délirantes), des attitudes déplacées susceptibles d’entraîner des dégâts considérables pouvant persister même après la guérison.

L’épisode maniaque n’est pas à prendre à la légère : c’est une « urgence psychiatrique », en raison des risques que la personne fait courir à elle-même et parfois aux autres. La personne peut par exemple être mise temporairement sous sauvegarde de justice, afin de la protéger des actes inconsidérés qu’elle pourrait commettre.

Le traitement de cette maladie chronique est très spécifique, et différent de celui de la dépression.
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