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 Stratégie de faire face pour bien être à l'étranger : prévention primaire

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Roxane
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Date d'inscription : 05/03/2009

MessageSujet: Stratégie de faire face pour bien être à l'étranger : prévention primaire   Mer 24 Nov - 10:44

II Stratégies de faire face pour bien être à l'étranger

2.1 Prévention primaire : réduire les causes de stress

2.1.1 Définir un projet réaliste et préparer son départ

Ø Ouvrir le dialogue et négocier avec son « hôte »: Le candidat à l’expatriation doit fournir toutes les informations pertinentes soit à l’université chargée de sa scolarité à l’étranger soit au département des Ressources Humaines de l’entreprise qui s’apprête à l’engager ou le muter soit encore à l’agence de relocation. Si certains éléments ne semblent pas vous convenir, osez négocier ! Il n’y a rien de pire que de s’expatrier en se sentant dès le départ insatisfait et, généralement les candidats à l’expatriation de valeur n’étant pas légion, les entreprises/établissements universitaires veulent faciliter leur séjour et sont prêts à consentir des efforts dans la mesure de leur possibilité. Et dans tous les cas, mieux vaut ne pas partir que d’emblée « mal partir ».

Ø S’informer pour réduire la zone d’incertitude : Mieux l’expatrié sait à quoi s’attendre, moins il sera anxieux et mieux il sera préparé à faire face aux défis inévitables et nombreux sur le terrain. Il ne doit pas hésiter à demander des informations détaillées sur l’entreprise ou l’établissement scolaire où il/elle va travailler/étudier, les conditions de vie, l’accès aux soins en cas de maladie, les possibilités de communication et de transport avec la France, les personnes références au siège pouvant l’aider en cas de problème, etc. Il peut prendre des renseignements sur les sites Web spécialisés pour s’informer sur le climat la culture, l’histoire, et la configuration politique du pays ou du Lander dans notre cas ! Et bien sur contacter des expatriés ou des associations / institutions dont le rôle est d’aider les expatriés. Ici à Munich on en trouve la liste sur le site du consulat français

Ø Evaluer sa motivation à partir en mission à l’étranger. Un départ ne peut être envisagé ou doit être différé si le but est de fuir une situation. L’expatriation ne résout pas les problèmes personnels, au contraire soit elle les exacerbe soit elle en crée d’autres. D’autre part, accepter une affectation ou une fonction, par peur de la refuser, compromet le bon déroulement du séjour dès le début. En d’autres termes, pour mettre toutes les chances de son coté l’expatriation doit être choisie, un acte qui a du sens, qui répond à un projet réaliste. Quid en ce cas du conjoint de l’expatrié et de ses enfants ? A eux aussi de ne pas être uniquement « suiveurs » mais aussi de faire leur cette situation, de construire à l’intérieur de ce cadre un projet qui leur est personnel. Evidemment pour les enfants, on ne construit pas un projet très compliqué ou trop lointain mais on peut tout de même présenter un intérêt immédiatement accessible pour l’enfant à cette démarche.

Exemple : Echanges de T., 5 ans, et de ses parents, candidats à l’expatriation à Munich

« -Si on partait habiter dans un autre pays, dans quel pays tu voudrais aller ?

- ou y’a de la neige ! Plein !:

- ça tombe bien. La ou on va y’a bien plus de neige qu’ici. On pourra faire des bonhommes de neige dans le jardin, de la luge et même tu apprendras à skier ! »

Et maman de se dire « ouf il aurait pu préférer les cocotiers… ».
Ce que maman ne savait pas c’est que l’on ferait du ski et de la luge au bout de la rue et des igloo dans le jardin !

2.1.2 Réajuster le projet au fil du temps

L’expatriation ne se résume pas à quitter son pays d’origine et à s’installer dans le pays d’accueil. C’est un processus d’adaptation constant qui connaît différente étapes. L’expatrié est donc amené à sans cesse analyser la situation et à réévaluer son projet à le redéfinir en fonction de son évolution personnelle et des changement dans son environnement.
Par exemple, au départ, beaucoup de femmes d’expatrié ont un projet simple qui vient en réaction à une vie professionnelle stressante : faire une pause: Suivre son homme à l’étranger, s’installer, trouver ses marques, partager son temps entre visiter et prendre soin des enfants que l’on voyait trop peu avant lorsque l’on travaillait à temps plein... Faire une pause bien mérité de boulot, retrouver la sérénité, prendre enfin le temps de vivre et de vivre en famille. Etre la mère rêvée que l’on ne pouvait être. Tout cela est enfin possible !
Face à la réalité, ce projet s’effrite pour bien des femmes rapidement. Tout d’abord, s’occuper des enfants n’est pas le paradis imaginé et l’on comprend enfin conscience que finalement nounou :c’est mal payé par rapport aux compétences exigées et à l’ampleur de la tâche ! T combien même on s’avère au final faite pour garder de jeunes enfants, la perte de reconnaissance liée à l’activité professionnelle et d’indépendance de la femme a du mal à passer chez les françaises baignée dans une culture « post soixante-huitarde ».
Du côté des travailleurs, on observe parfois un phénomène de désillusion : le pays d’accueil n’offre au final pas les possibilités que l’on s’imaginait et les efforts fournis pas ou peu récompensés. Enfin, certain couple/famille peinent à retrouver un nouvel équilibre qui satisfassent tous les partenaires.
Il n’est jamais trop tard pour analyser la situation et redéfinir un nouveau projet ou adapter le premier afin de rechercher ce nouveau point d’équilibre.

2.1.3 Savoir reconnaître le moment de partir et préparer ce nouveau départ

Lorsque vous avez le sentiment de faire du sur place, ou que vous ressentez une souffrance insidieuse qui s’installe sur laquelle vous avez du mal à mettre des mots, si vous avez bien défini votre projet de départ et que vous avez pris le temps de le réajuster au fil du temps, vous pouvez aisément faire le bilan et retrouver ce qui fausse la donne.
Ré interrogez vos objectifs. sont ils atteints ? Si oui pouvez vous en fixez d’autres ? Si non pourquoi ? Faites à nouveau le bilan de vos ressources et contraintes, de ce que vous apporte cette situation d’expatriation. Si vous pouvez encore en retirer du plaisir et de la satisfaction en trouvant des solutions à quelques obstacles, tentez ! Et si, au contraire, vous avez le sentiment que vous avez finalement atteint les limites de ce que vous avez pu trouver dans le pays d’accueil, que le fait d’être la n’a plus de sens, il est peut être temps de passer à un nouveau projet : que ce soit une nouvelle expatriation ou un retour au pays, cela se prépare !
Mais l’important est de reconnaître ce moment où il est temps de partir, de ne pas entre dans une phase qui épuisera votre capitale (et je ne fais pas référence qu’à l’aspect économique mais à l’ensemble de vos ressources, vous l’aurez compris), d’utiliser ce s ressources encore disponible pour préparer ce nouveau départ.
Le retour au pays n’est pas facile, il y a des pièges à éviter notamment, la tendance à sous estimer la difficulté des le départ, qui engendre ainsi un plus grand effet de surprise et une anxiété accrue. Toutes les difficultés peuvent être diminuée par une bonne préparation.
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